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    Philosophie
    publié le 28/01/2010

    5,40 €

    Hume, "Traité de la nature humaine", Tome II, Extrait : commentaire

    Document de 13 pages au format WORD

    RÉSUMÉ

    Commentaire de Philosophie sur un extrait tiré du tome II du Traité de la nature humaine de David hume, allant de "Lorsqu'une passion ne se fonde pas sur des suppositions fausses..." à "... à proprement parler, est déraisonnable, c'est le jugement.".

    EXTRAIT

    Il est courant, lorsque nous réfléchissons aux rapports que la raison entretient avec nos passions, d'adopter une position dualiste et conflictuelle. On tient pour une évidence que la raison est en nous l'organe directeur légitime de nos actions, au titre du pouvoir qu'elle confère à l'homme de réfléchir sur lui-même et d'analyser le contenu des informations fournies par ses sens, de découvrir les lois fondamentales de la nature et de dégager les principes moraux et politiques propres à conduire les hommes dans la direction du bien et de l'intérêt général. La passion, au contraire, est souvent perçue comme un facteur de perturbation et un obstacle aux délibérations rationnelles. Elle est décrite comme un désir puissant échappant au contrôle de la volonté individuelle, agissant sur elle à la manière d'un commandement impérieux, n'obéissant ni au bon sens ni aux respects des règles élémentaires de la morale (...)

    PLAN

    Introduction

    I) En quel sens une passion peut-elle être jugée déraisonnable ?

    A. La réduction du raisonnable au rationnel
    B. Illustration de cette réduction
    C. La distinction plaisir - intérêt

    II) Le système scientifique des passions et l'impossible évaluation en surplomb du mécanisme naturel

    A. C'est la position d'un bien dans un contexte de choix qui détermine le degré de sa force impressive
    B. L'analogie scientifique
    C. Ce n'est pas la passion qui est déraisonnable, c'est le jugement

    Conclusion
    Références

    AUTRES

    Texte étudié:

    Lorsqu'une passion ne se fonde pas sur des suppositions fausses et qu'elle ne recourt pas à des moyens inappropriés à sa fin, l'entendement ne peut ni la justifier, ni la condamner. Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure de mon doigt. Il n'est pas contraire à la raison que je choisisse d'être totalement ruiné pour empêcher le moindre malaise d'un Indien ou d'une personne qui m'est totalement inconnue. Il n'est pas davantage contraire à la raison que je préfère, même en connaissance de cause, un moindre bien à mon plus grand bien, et que j'éprouve une affection plus ardente pour le premier que pour le second. Un bien trivial peut, en raison de circonstances particulières, produire un désir supérieur à celui que suscite le contentement le plus considérable et le plus estimable ; et il n'y a rien de plus extraordinaire en cela que de voir, en mécanique, un poids d'une livre en soulever un de cent, grâce à l'avantage de sa situation. En bref, une passion doit s'accompagner d'un jugement faux pour être déraisonnable ; et même alors, ce n'est pas la passion qui, à proprement parler, est déraisonnable, c'est le jugement.

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