Votre panier
Les Catégories
84852 documents répartis en 40 catégories
Masquer les catégories


964 documents

1038 documents

287 documents

1917 documents

1257 documents

704 documents

2458 documents

13552 documents

606 documents

480 documents

4610 documents

236 documents

2711 documents

1381 documents

1880 documents

525 documents

5319 documents

1270 documents

989 documents

3197 documents

10839 documents

338 documents

4043 documents

4102 documents

890 documents

1574 documents

117 documents

5143 documents

1155 documents

2000 documents

566 documents

1569 documents

1603 documents

331 documents

1012 documents

1033 documents

1225 documents

703 documents

1179 documents

24 documents
Document de 17 pages au format WORD
TweeterEtude de Littérature sur l'ironie chez Voltaire, étoffée par de nombreuses citations et références de Voltaire lui-même, mais également d'autres auteurs et oeuvres sur le sujet.
Dans le tout premier de ses caractères, Théophraste définit l'ironie sous un angle général, comme une sorte de simulation. Cicéron et Quintilien, eux, envisagent cette notion de façon plus circonscrite comme une figure de style consistant à dire le contraire de ce que l'on pense, ou à penser le contraire de ce que l'on dit.
Depuis l'Antiquité, le débat est toujours aussi vif et définir l'ironie n'est pas chose aisée. Pour certains, elle se résume de façon arbitraire au procédé rhétorique de l'antiphrase. Pour d'autres elle se confond, au sens large, avec la raillerie, cette plaisanterie grinçante. L'ironie renvoie en outre à la démarche même de la pensée qui s'épanouit dans la dialectique du raisonnement philosophique hérité des dialogues socratiques. L'étymologie même du mot ironie renvoie directement à cette notion de questionnement.
La définition de l'ironie est d'autant plus malaisée à produire qu'elle diffère selon les époques, les pays et les cultures. En France, quand on demande à quelqu'un « Qu'est-ce que l'ironie ? », il n'est pas rare qu'il escamote la difficulté qui embarrasse les chercheurs en répondant : « L'ironie ? C'est Voltaire, c'est Candide. » En effet, la tradition scolaire a fait de Voltaire le parangon de l'ironie et à la lecture du Dictionnaire philosophique, on voit mal comment on pourrait contester ce statut. Au XVIIIe siècle, la perspective cicéronienne prime, et on assimile encore pour une grande part, l'ironie à l'antiphrase. Pourtant, si Voltaire fait effectivement un usage presque convulsif de l'antiphrase, son ironie dépasse simplement la perspective du style.
Chez lui, cette figure de pensée, pour reprendre le mot de Fontanier, est bien davantage, elle est une arme envisagée comme telle, qui utilise différentes ressources et nuances, que Voltaire aime employer à l'envie et qu'il revendique dans une lettre à D'Argental datant de mai 1772, dans laquelle il explicite sa recette :
« Point d'injure, beaucoup d'ironie et de gaieté. Les injures révoltent, l'ironie fait rentrer les gens en eux-mêmes, la gaieté désarme ».
Dans la mesure où il embrasse l'ironie sous un angle stylistique, littéraire et philosophique, il paraît intéressant de nous en remettre à l'examen proposé par Jankélévitch. Selon lui, la nature même de l'ironie, qu'on vient d'esquisser, fait qu'elle est indéfinissable. Cependant, si on ne peut en analyser la structure, on peut en tout cas en décrire l'allure. Il écrit :
« L'ironie pense une chose et à sa manière, en dit une autre. Elle sort voilée comme une Egyptienne. »
Il conclut sa remarque en disant que c'est à l'intuition commune de s'y reconnaître parmi les nuances innommables et innombrables de l'ironie. Autrement dit, en insistant sur le fait que l'ironie n'est vivante qu'autant qu'elle est ravivée par son lecteur, Jankélévitch suit la perspective de Voltaire, qui dans sa PREFACE, après avoir rappelé la nécessité de joindre « l'agréable à l'utile », condamne la lecture paresseuse et s'en remet à la participation active du lecteur : (page 4)
« Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié ; ils étendent les pensées dont on leur présente le germe ; ils corrigent ce qui leur semble défectueux, et fortifient par leurs réflexions ce qui leur paraît faible. » (...)
Introduction
I) Pour tenter de répondre à cette interrogation, notre étude s'intéressera dans un premier moment à l'aspect esthétique de l'ironie. Le Dictionnaire Philosophique offre en effet une gamme très étendue de procédés où l'ironie s'immisce et se déploie, sous différentes formes, à différents degrés. Une observation attentive de ces procédés stylistiques et polémiques s'impose en premier lieux pour appréhender le style et l'arme que sont l'ironie aux yeux de Voltaire. Cette première partie tâchera donc de discerner l'architecture complexe et capricieuse de l'ironie, en fonction des cibles visées.
II) Une fois dégagés le mécanisme et les ressorts des munitions ironiques, il restera encore à déterminer, sous un angle heuristique cette fois, la méthode suivie par Voltaire pour que ces procédés soient opérationnels, qui plus est dans une perspective "dictionnairique" et philosophique. Cette arme, ces figures, ces prouesses langagières ne sont pas utilisées gratuitement par Voltaire. Au contraire, elles semblent suivre un cheminement qui mêle et mime la dialectique de la pensée et sa mise en scène, en particulier dialogique.
III) Enfin, l'examen thématique de l'ironie s'efforcera de déceler les parcelles complexes, volontiers confuses et même contradictoires d'un tempérament qui se cherche, oscillant entre mensonge et sincérité, entre humour de potache et sarcasme froid. Constamment au service d'une critique acerbe et explosive, l'ironie peut s'en trouver contaminée et mourir au profit de sa rivale : l'indignation nette.
Conclusion
17
Littérature publié le 05/10/2011
Dissertation de Littérature niveau Lycée sur l'ironie comme élément unificateur du roman de Lampedusa, Le Guépard. Extrait: Parce qu'il fait le récit d'une portion...
Etude de texte sur le chapitre 6 de Candide, où Voltaire parvient à faire une satire de l'Inquisition grâce aux procédés de l'ironie (cet épisode prend place alors que Candide et son maître se trouvent à Lisbonne, alors ...
L'objet de notre étude portera donc sur le premier chapitre du conte, où Voltaire utilise l'ironie et la caricature à des fins comiques pour contredire la théorie de l'optimisme à travers une présentation des protagonistes ...
Voir toutes les publications de cet auteur
Commentaire littéraire niveau Licence de la scène 8 de l'acte III de L'homme difficile d'Hugo von Hofmannsthal, intitulé "La misanthropie et la femme". Le document contextualise l'oeuvre et la scène présentée...
Exposé de Littérature niveau Lycée retraçant l'histoire de l'écriture du Cid de Pierre Corneille. Il comprend une introduction sur l'auteur, un point sur la première écriture, l'histoire de Guillem...
Dissertation de Littérature niveau Lycée sur le roman ayant pour sujet : "Un roman, c'est un miroir que l'on promène le long d'un chemin", affirme Stendhal. Partagez-vous cette définition du roman ? Textes étudiés...
Commentaire composé de l'acte I scène 2 de la pièce de Molière intitulée « Dom Juan ». Le passage étudié est le suivant : "Quoi tu veux qu'on se lie (...) amoureuse". Extrait: Cet...
Dissertation sur le sujet : La poésie est-elle seulement l'expression de sentiments personnels ? Cette dissertation est composée de trois parties. Extrait: A travers les...
Commentaire composé détaillé de la fable de La Fontaine, "L'Huître et les plaideurs". Le texte étudié est la fable IX du livre neuvième des Fables de La Fontaine. Cette...
Accès membre
Derniers vus
Publier vos documents
Modules de visualisation

Nos services
