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    Littérature
    publié le 18/05/2010

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    Baudelaire, "Semper Eadem" : commentaire

    Document de 1.5 pages au format WORD

    RÉSUMÉ

    Lecture analytique du poème de Charles Baudelaire "Semper Eadem", tiré du recueil Les Fleurs du mal : comment le poète définit-il dans ce sonnet son mal de vivre et explique-t-il le rôle de la femme aimée ?

    EXTRAIT

    (...) Dans ce sonnet, nous trouvons un registre épidictique. En effet, le poète semble faire à la fois l'éloge et le blâme de cette femme. En réalité c'est le blâme qui domine, car si elle est l'inspiratrice de ce sonnet, il ne la considère pas et parle d'elle avec beaucoup d'ironie. Elle le questionne donc, le lecteur peut penser qu'elle est affectueuse et tendre. Mais très vite, le poète lui impose le silence. Il utilise de nombreuses exclamatives ; nous en trouvons (v.5 ; v.7 ; v.8 ; v.9 ; v.10 ; v.14). Il utilise également l'impératif avec la répétition "Taisez-vous !" (v.8-9). Ces deux vers se font écho. Le poète parle à cette femme comme à un enfant : les ordres mettent en relief le côté enfantin de la femme aimée (v.9). Cette femme se trouve dans l'incapacité de comprendre la gravité et la profondeur du mal du poète ; elle est trop légère. Le poète déçu par l'incompréhension de la femme aimée, reste cependant auprès d'elle ; et dans le dernier tercet (le relire), nous remarquons que sa tonalité est plus suppliante. Le terme "mensonge" est mis en italique pour marquer l'insistance. Malgré sa déception, le poète veut maintenir l'illusion. Le mot "mensonge" est repris par les termes "songe" et sommeiller (v.13-14) (...)

    PLAN

    Introduction

    I) Les caractéristiques du mal de vivre
    II) Le rôle ambivalent de la femme aimée
    III) L'explication du titre

    Conclusion

    AUTRES

    Poème étudié:

    "D'où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,
    Montant comme la mer sur le roc noir et nu ?"
    - Quand notre coeur a fait une fois sa vendange,
    Vivre est un mal. C'est un secret de tous connu,

    Une douleur très simple et non mystérieuse,
    Et, comme votre joie, éclatante pour tous.
    Cessez donc de chercher, ô belle curieuse !
    Et, bien que votre voix soit douce, taisez-vous !

    Taisez-vous, ignorante ! âme toujours ravie !
    Bouche au rire enfantin ! Plus encor que la Vie,
    La Mort nous tient souvent par des liens subtils.

    Laissez, laissez mon coeur s'enivrer d'un mensonge,
    Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe,
    Et sommeiller longtemps à l'ombre de vos cils !

    1.5

    Littérature publié le 18/05/2010

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