Résumé
Plaçons le système bancaire dans son contexte. De nos jours, avec la présence d'un prêteur en dernier ressort, les établissements bancaires sont poussés à prendre plus de risque, on peut se référer au phénomène d'aléa moral. C'est-à-dire le fait, que la banque se dise : je vais de toute façon être sauvée si je suis insolvable, car les autorités régulatrices ne prendront pas le risque de crise systémique. Il en a donc résulté une montée croissante des défaillances d'établissements bancaires. On peut notamment citer les faillites des caisse d'épargne et de banques aux Etats-Unis dans les années 1980 comme la Federal Savings and Loan Insurance Corporation en 1989, la crise des pays nordiques en 1991, les défaillances de banque nationales et d'institutions financières spécialisées en France de 1992 à 1999.
Ces dysfonctionnements ont montré que la solvabilité des banques assurées (par le service public de garantie des dépôts) doit être surveillée par les autorités de régulation avec la préoccupation constante de détecter précocement les changements de leur profil de risque, et d'une meilleure transparence des comptes. Ceci conduit donc en plus des accords de Bâle II (3 piliers : exigences minimales en fonds propres, surveillance par les autorités prudentielles, transparence et discipline de marché) à la nécessité d'observer à tout instant la juste valeur de la banque. Le recadrage prudentiel et la réforme comptable doivent ...