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Baudelaire, "Les Fleurs du mal", "La Beauté" : commentaire

Littérature | 2 pages | 16-06-2009 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté | Plus d'infos sur l'auteur de ce document

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Commentaire semi-rédigé niveau Lycée du poème La Beauté, extrait du recueil Les Fleurs du mal de Baudelaire. Comment cette beauté, par l'idéalisation et la perfection formelle, correspond-elle à un idéal inaccessible ?

Extrait:

Charles Baudelaire, poète controversé et violemment attaqué de son vivant, incarne à lui seul, par son oeuvre novatrice et provocante, la modernité poétique. Auteur torturé physiquement et moralement, il publie de son vivant une seule oeuvre, Les Fleurs du mal, en 1857. Il évoque dans ce recueil de plus de 120 poèmes son expérience de la dualité entre spleen et idéal, le spleen désignant une mélancolie, un mal de vivre qui assaille alors le poète. Baudelaire fut aussi critique d'art et a eu le souci de définir le beau. Dans Curiosités esthétiques, il le définit comme "bizarre", ce qui contraste avec l'image d'une statue hiératique qu'il en donne dans le poème La Beauté. Comment cette beauté, par l'idéalisation et la perfection formelle, correspond-elle à un idéal inaccessible ? (...)

Sommaire:

Introduction

I) Les caractéristiques de la beauté

A. Froide et insensible
B. Immortelle
C. Inaccessible
D. Fascinante

II) La relation entre la beauté et les hommes

A. Une Beauté supérieure car immortelle
B. Une relation conflictuelle
C. Une incompréhension

III) La relation entre la Beauté et le poète

A. Les poètes sont une catégorie d'hommes qui s'efforcent à atteindre le beau
B. De sujet admiratif il passe à esclave

Conclusion

Poème:

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !


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