Résumé
Au sein des sociétés anciennes, le pouvoir politique n'existe que pour un très petit nombre d'individus. A l'intérieur de cette élite restreinte, il existe des groupes rivalisant pour le pouvoir. Mais ces groupes différaient des partis politiques modernes car ils ne représentaient qu'eux-mêmes, ne traduisaient pas les aspirations d'une catégorie sociale, d'un courant d'opinion.
Or les partis politiques ne sont plus censés rechercher le pouvoir pour le pouvoir, ils doivent représenter les diverses tendances de l'opinion publique. Avec le triomphe des idées démocratiques, seules les formations enracinées dans le soutien populaire possèdent une légitimité.
Il ne s'agit pas d'observer empiriquement la structure sociale des adhérents pour en tirer des conclusions mécaniques quant à son aptitude à « représenter » tel ou tel segment de la société. Il convient d'analyser dans quelle mesure un lien plausible peut être revendiqué entre les aspirations sociale et politique de la population et les ambitions affichées par le parti considéré.
Comment les organisations politiques reflètent-elles la réalité des fractures sociales ?