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Jules Supervielle, "Débarcadères", "Marseille"

Littérature | 1.5 pages | 26-12-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté | Plus d'infos sur l'auteur de ce document

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Commentaire composé niveau Lycée du poème de Jules Supervielle intitulé Marseille, extrait de son recueil nommé Débarcadères.

Extrait:

Le regard du poète cherche à englober la totalité des spectacles qui animent les rues phocéennes.

Ainsi sont évoquées non seulement ses infrastructures urbaines ("tramways, cafés") et ses habitants ("hommes et femmes") (...)

Sommaire:

Introduction

I) Eloge de Marseille

A. Une description minutieuse
B. Une ville grouillante
C. Une description sensuelle
Conclusion partielle et transition

II) Un poète amoureux de Marseille

A. Aimer Marseille comme un père
B. Aimer Marseille passionnément
C. La sympathie
Conclusion partielle

Conclusion

Poème étudié:

Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode,
Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine,
Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel,
Et les cafés qui enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore,
Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools,
Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.
Ici le soleil pense tout haut, c'est une grande lumière qui se mêle à la conversation,
Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents de montagne,
Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un peu dans la rue,
Et les pousse sans arrêt du côté des jolies filles.
Et la lune est un singe échappé au baluchon d'un marin
Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit.
Marseille, écoute-moi, je t'en prie, sois attentive,
Je voudrais te prendre dans un coin, te parler avec douceur,
Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu
O toi toujours en partance
Et qui ne peux t'en aller,
A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer.


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