Résumé
Dissertation de Littérature sur
Gargantua de Rabelais niveau Classes Préparatoires, basée sur une citation à expliquer et commenter : Dans une préface à
Gargantua, Françoise Joukovsky écrit : "Rabelais n'est jamais ligoté dans l'idée qu'il est en train d'exposer par l'intermédiaire d'un de ses personnages ; mais nous, lecteurs et critiques, venons nous empiéger dans cette oeuvre qui tient de la mystification. Il y a une leçon dans
Gargantua, elle est moins dans les idées que dans le ton du serio ludere, du jeu instructif tiré de Lucien. Ce ton relègue aux oubliettes tous ceux qui se prennent au sérieux et prétendent imposer un système unique et définitif : des bâtisseurs d'empire aux théologiens de la Sorbonne, pontifes et docteurs de tout poil.".
Extrait:
Des personnages pourtant grossiers en apparence :
Mais même si ces personnages sont censés refléter l'humaniste idéal, ils se comportent d'une façon très déconcertante pour le lecteur non-prévenu. Gargantua, que l'on décrivait à l'instant comme un homme sage et moral, passe son temps à boire du vin et à manger toutes sortes de viandes grasses, se complaisant ainsi dans le sensible. Il est accouché par la nourriture elle-même (épisode de la naissance de Gargantua suite à l'ingestion de tripes par Gargamelle) et son premier cri est : "A boire !". Il se rattache ainsi dès sa naissance au tactile, au physique (...)
Plan de la dissertation:
Introduction
I) Les personnages de Gargantua : d'étranges représentants de l'humanisme
A. Des personnages qui transmettent une pensée humaniste
B. Pourtant des personnages grossiers en apparence
C. Les idées de Rabelais ne sont pas un frein à son imagination
II) Le "serio ludere" de Rabelais : le plaisir mêlé à l'apprentissage
A. Les modes d'éducation dans Gargantua
B. L'instruction tirée de l'expérience
C. Le jeu omniprésent par le biais des fêtes et des amusements
III) Rabelais se gausse de ses critiques : on ne peut appliquer de règles à Gargantua
A. Bakhtine : quand le carnavalesque laisse de côté l'instruction
B. Les critiques qui oublient le vulgaire et le grossier
C. Une oeuvre mouvante qui mêle deux opposés et déstabilise
Conclusion