Commentaire d'un texte du philosophe allemand Friedrich Nietzsche extrait de son ouvrage Humain trop humain.
En nous appuyant sur la philosophie de Friedrich Nietzsche, nous verrons que même si le travail peut créer une auto-aliénation, il peut également permettre d'accéder au bonheur.
Extrait:
Pour échapper à l'ennui, l'homme est désormais obligé de travailler « au-delà de la mesure de ses autres besoins » ou bien, il doit faire du travail le moyen d'apaiser non plus d'autres besoins comme cela aurait dû être le cas, mais tout simplement le besoin du travail lui-même (...)
Texte analysé:
Le besoin nous contraint au travail dont le produit apaise le besoin : le réveil toujours nouveau des besoins nous habitue au travail. Mais dans les pauses où les besoins sont apaisés et, pour ainsi dire, endormis, l'ennui vient nous surprendre. Qu'est-ce à dire ? C'est l'habitude du travail en général qui se fait à présent sentir comme un besoin nouveau, adventice ; il sera d'autant plus fort que l'on est plus fort habitué à travailler, peut-être même que l'on a souffert plus fort des besoins. Pour échapper à l'ennui, l'homme travaille au-delà de la mesure de ses autres besoins ou il invente le jeu, c'est-à-dire le travail qui ne doit apaiser aucun autre besoin que celui du travail en général. Celui qui est saoul du jeu et qui n'a point, par de nouveaux besoins, de raison de travailler, celui-là est pris parfois du désir d'un troisième état, qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher, d'un mouvement bienheureux et paisible : c'est la vision du bonheur des artistes et des philosophes.