Résumé
Commentaire littéraire sur la fable de La Fontaine
La Mort et le Bûcheron.
Extrait:
Mais à la fin du 1er vers, c'est l'apparition monstrueuse de cet être "tout couvert de ramée" dont l'humanité semble écrasée sous les branchages.
L'adverbe "tout" insiste sur le fait que l'homme disparaît entièrement sous l'amas des branchages.
v.1 allitération en [R] : rudesse.
(...)
Sommaire:
Introduction
I) L'habileté du narrateur
II) L'habileté du narrateur se double de la vérité du récit
III) Si La Fontaine a dépeint avec tristesse la misère du bûcheron, il le voit aussi en psychologue est aussi un observateur attentif de la réalité psychologique.
Conclusion
Fable étudiée:
La Mort et le Bûcheron
Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire
C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes.
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.