Résumé
Mini mémoire de sociologie politique réalisé à partir du thème imposé "du temps et du sens de l'histoire", en licence de Science Politique. Il répond à la problématique suivante : en partant du postulat selon lequel aucune société ne peut se dispenser de se forger une mémoire collective sous peine de disparaître ou de perdre son unité et sa personnalité, une nation divisée dans ses fondements mémoriaux car trop encline à la repentance historique peut-elle durer dans le temps ?
Extrait:
"Les longs souvenirs font les grands peuples. La mémoire du passé ne devient importune que lorsque la conscience du présent est honteuse." Charles de Montalembert, homme politique et académicien français du XIXème siècle, n'aurait pût trouver meilleure époque que la notre pour donner à ses propos (extraits des
Mélanges d'art et de littérature) un écho des plus pertinents. Qui pourrait en effet, aujourd'hui, réfuter que notre mémoire collective est en proie depuis plus de dix ans déjà, à d'incessantes polémiques, à de vigoureux débats ou autres divergences de conceptions aussi évidentes que répétées ? Cette longue guerre des mémoires nous touche à bien des égards, et ne nous laisse que rarement indifférent. C'est pourquoi il convient de s'y attarder d'avantage, car elle est susceptible de constituer un phénomène social à part entière (...)
Sommaire:
Introduction
I) Du passé en berne à l'avenir incertain : l'histoire politisée
A. Mémoire collective et démocratie républicaine
B. La législation sur l'histoire ou instrumentalisation du passé
II) La repentance historique : transformation sociétale ou phénomène tendanciel ?
A. Détestation et reniement de soi : "le masochisme occidental"
B. Entre communautarisme historique et identité nationale
Conclusion
Sources bibliographiques et Internet