Résumé
Synthèse critique de l'article de Nathalie Ethuin intitulé
De l'idéologisation de l'engagement communiste.
Cet article part du constat suivant : un militant politique, ici communiste, utilise un vocabulaire qui lui est propre : « extorsion de la plus-value », « exploitation », « lutte des classes », etc. Or ce vocabulaire ne s'apprend tout seul, il est l'objet d'un enseignement dans les organismes de formation du parti où celui-ci milite. Il y a donc, si l'on peut dire, une langue « communiste », une langue qui va servir de grille d'interprétation de la réalité. Au moyen de cette langue, l'institution du parti communiste a pu former des générations de militants et leur donner ainsi des cadres de pensée qui allait dans le sens de l'idéologie qu'elle défendait.
Extrait:
Cet article part du constat que la démocratie locale connaît des insuffisances indéniables. Par exemple :
- Mabileau parle d'intégration sans participation ;
- D'Arcy de la confiscation du pouvoir par les élus locaux ;
- Balme de l'inféodation des associations aux équipes municipales.
(...)
Sommaire:
Introduction
I) Sentir, penser et vivre
A. Du sentiment d'injustice à son explication théorique
B. De l'explication théorique à la légitimation de l'éducation
C. La logique de l'idéologisation
II) Comprendre pour et contre quoi on lutte
A. Pourquoi lutter ?
B. Le prix de la lutte
III) De la dialectique entre remise de soi et estime de soi : les paradoxes de l'éducation partisane
A. L'ouvrier philosophe
B. Le permanent communiste
Conclusion