Résumé
Fiche de lecture détaillée sur le texte de Benjamin
L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique.
Extrait:
Benjamin s'inscrit dès son avant-propos dans une perspective marxiste et souhaite transposer son pronostic de l'évolution du système capitaliste, dans le domaine de l'art. Il part donc de la découverte principale de Marx : le changement des conditions de production est plus rapide que ce qu'elles déterminent, à savoir les évolutions culturelles. Benjamin, en s'inscrivant dans cette tradition de pensée, remet ainsi en cause les concepts traditionnels de l'esthétique classique, à savoir ceux de création et de génie, de valeur d'éternité et de mystère. Il veut démontrer que leur application incontrôlée conduit à une interprétation fasciste des oeuvres d'art. Il entend ainsi leur substituer des concepts qui prennent en compte les innovations techniques de son époque (le cinéma), tout en empêchant l'utilisation de la théorie de l'art dans des buts fascistes (...)
Sommaire:
Introduction : La filiation marxiste et l'opposition au fascisme
I) Reproductibilité technique et perte de l'aura
A. La reproduction technique : un événement inédit
B. La perte de l'aura
C. Les causes sociales du déclin de l'aura
II) L'exposition : la nouvelle fonction de l'art
A. La sécularisation de la fonction de l'art : du religieux au politique
B. De la valeur cultuelle à la valeur d'exposition : l'art comme marchandise
C. La valeur d'exposition l'emporte dans la photographie et dans le cinéma
D. Une mauvaise question : la photographie est-elle un art ?
III) Le cinéma : l'art né du déclin de l'aura
A. Le test de la performance
B. L'acteur de cinéma lui-même perd son aura
C. Chacun peut légitimement revendiquer le droit d'être filmé
D. Le cameraman : un chirurgien du réel
IV) Vers une analyse de la perception des masses
A. Deux attitudes opposées des masses : progressistes et rétrogrades
B. Le cinéma : une révolution scientifique comparable à la psychanalyse
C. Les trois lignes évolutives de la forme artistique
D. La réception tactile et la réception visuelle
Conclusion : Art et fascisme