Résumé
Etude analytique de la fable
Les deux Coqs de La Fontaine.
Extrait:
Les fables sont des apologues c'est-à-dire des récits courts, divertissants, qui se concluent par une morale générale qu'ils illustrent.
Jean de La Fontaine est le fabuliste le plus connu en France.
Dans la seconde moitié du XVII siècle, il publie plusieurs recueils de fables qui connaîtront un vif succès.
D'après lui, la fable est un moyen d'instruire tout en plaisant, ce qui en fait une oeuvre fidèle à l'idéal classique (...)
Sommaire:
Introduction
I) Un combat banal retranscrit de manière épique : une fable parodique
A. Une réécriture des combats mythologiques
B. Un vocabulaire épique
C. Un registre noble
II) Le caractère humain des animaux de la basse-cour
III) La morale
A. Elle se veut implicite
B. Les critiques de l'auteur
Conclusion
Fable étudiée:
Deux coqs vivaient en paix : une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amours, tu perdis Troie, et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des dieux même on vit le Xanthe (1) teint !
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint ;
Le bruit s'en répandit dans tout le voisinage :
La gent qui porte crête au spectacle accourut,
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fût le prix du vainqueur. Le vaincu disparut :
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite,
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage ;
Il aiguisait son bec, battait l'air de ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire ;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour.
Enfin, par un fatal retour,
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet.
Je laisse à penser quel caquet ;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plait à faire de ces coups ;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.