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Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

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Commentaire composé d'un extrait de Le hussard sur le toit de Jean Giono

Littérature | 3 pages | 30-07-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Commentaire composé d'un extrait du roman de Jean Giono : Le hussard sur le toit.
Le document contient :
- l'extrait à commenter.
- un plan détaillé.
- le commentaire composé rédigé.

Passage étudié:

"Au tout début du récit, Angelo, qui vient d'Italie, traverse à cheval en plein été, la Haute-Provence..."

Sur les talus brulés jusqu'à l'os quelques chardons blancs cliquetaient au passage comme si la terre métallique frémissait à la ronde sous les sabots du cheval. Il n'y avait que ce petit bruit de vertèbre, très craquant malgré le bruit du pas assourdi par la poussière et un silence si total que la présence des grands arbres muets devenait presque irréelle. La selle était brûlante. Le mouvement des sangles faisait mousser de l'écume. La bête suçait son mors et, de temps en temps, se raclait le gosier en secouant la tête. La montée régulière de la chaleur bourdonnait comme d'une chaufferie impitoyablement bourrée de charbon. Le tronc des chênes craquait. Dans le sous-bois sec et nu comme un parquet d'église, inondé de cette lumière blanche sans éclat mais qui aveuglait par sa pulvérulence*, la marche du cheval faisait tourner lentement de longs rayons noirs. La route qui serpentait à coups de reins de plus en plus raide pour se hisser à travers de vieux rochers couverts de lichens blancs frappait parfois de la tête du côté du soleil. Alors, dans le ciel de criait s'ouvrait une sorte de gouffre d'une phosphorescence inouïe d'où soufflait une haleine de four et de fièvre, visqueuse, dont on voyait trembler le gluant et le gras. Les arbres énormes disparaissent dans cet éblouissement ; de grands quartiers de forêts engloutis dans la lumière n'apparaissaient plus que comme de vagues feuillages de cendre, sans contours, vagues formes presque transparentes et que la chaleur recouvrait brusquement d'un lent remous de viscosités luisantes. Puis la route tournait vers l'ouest et, soudai rétrécie à la dimension du chemin muletier qu'elle état devenue, elle était pressée d'arbres violents et vifs aux troncs soutenus de piliers d'or, aux branches tordues par des tiges d'or, crépitantes, aux feuilles immobiles toutes dorées comme de petits miroirs sertis de mince filets d'or qui en épousaient tous les contours.


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