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Littérature

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Baudelaire, "La Chevelure", extrait de "Les Fleurs du Mal" (lecture analytique)

Littérature | 2.5 pages | 27-08-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté |

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Lecture analytique du poème La Chevelure extrait du recueil Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. Les notions essentielles du texte sont traitées en détail pour le baccalauréat.

Extrait:

Le premier rapprochement vers la femme se fait à travers la chevelure. En effet, on peut observer une métonymie, « Ô toison ». L'animalité s'exprime elle avec des vers comme "toison", "moutonnant", "encolure", ainsi que "crinière lourde". Ces vers donne à la chevelure un aspect primaire, sauvage (...)

Sommaire:

Introduction

I) Une vision d'un monde sensuel

A. L'animalité
B. Un monde sensuel

II) Une vision d'un monde plus spirituel, plus mystique

A. Une volonté d'évasion
B. Une expérience mystique

Conclusion

Poème:

Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?


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