email
pass
Envoyez-nous vos documents soyez rémunérés!

Damien
2740.08 €
Philippe
2739.2 €
Guillaume
2599.11 €
Marianne
2244.77 €
Red
2229.82 €



Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

Document présent dans la catégorie Littérature

Zola, "Germinal" : "Voulez-vous la continuation de la grève ?" (commentaire composé)

Littérature | 1.5 pages | 30-07-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Commentaire composé d'un extrait du septième chapitre de la partie IV de Germinal d'Emile Zola. Le passage analysé concerne le vote pour la poursuite de la grève.

Extrait:

Grand naturaliste, Zola, qui a visité la mine d'Anzin du 23 février au 03 mars 1884 en pleine grève des mineurs, écrit Germinal, le roman de la mine. Cet extrait de la quatrième partie fait vivre à travers une alternance de narration et de discours, l'intervention d'Etienne, le secrétaire de l'association, après de longs jours de grèves intensifs. Cette page de roman cherche-t-elle seulement à reproduire fidèlement l'une des ces luttes ouvrières qui ont marqué le XIXème siècle ? Quel rapport l'Histoire entretient-elle avec le roman ? (...)

Plan du commentaire:

Introduction

I) La présentation réaliste de ce moment de lutte

A. Une mise en scène réaliste
B. La reprise des analyses syndicales et politiques de l'époque

II) La transfiguration de l'Histoire dans le roman

A. La métamorphose d'Etienne en héros
B. La métamorphose d'une lutte particulière en une lutte symbolique

Conclusion

Texte analysé

« Voulez-vous la continuation de la grève ? »

Et brusquement, il conclut, sans hausser le ton.
- C'est dans ces circonstances, camarades, que vous devez prendre une décision ce soir. Voulez-vous la continuation de la grève ? et, en ce cas, que comptez-vous faire pour triompher de la Compagnie ?
Un silence profond tomba du ciel étoilé. La foule, qu'on ne voyait pas, se taisait dans la nuit, sous cette parole qui lui étouffait le coeur ; et l'on n'entendait que son souffle désespéré, au travers des arbres.
Mais Etienne déjà, continuait d'une voix changée. Ce n'était plus le secrétaire de l'association qui parlait, c'était le chef de la bande, l'apôtre apportant la vérité. Est-ce qu'il se trouvait des lâches pour manquer à leur parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l'éternelle misère recommencerait !
Ne valait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affamait le travailleur ? Toujours se soumettre devant la faim jusqu'au moment ou la faim, de nouveau, jetait les plus calmes à la révolte, n'était-ce pas un jeu stupide qui ne pourrait durer davantage ? Et il montrait les mineurs exploités, supportant à eux seuls les désastres des crises, réduits à ne plus manger, dés que les nécessités de la concurrence abaissaient le prix de revient. Non ! le tarif de boisage n'était pas acceptable, il n'y avait là qu'une économie déguisée, on voulait voler a chaque homme une heure de son travail par jour.
C'était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice.
Il resta les bras en l'air. La foule, à ce mot de justice, secouée d'un long frisson, éclata en applaudissements, qui roulaient avec un bruit de feuilles sèches. Des voix criaient :
- « Justice !... Il est temps, justice ! »
Peu à peu, Etienne s'échauffait. Il n'avait pas l'abondance facile et coulante de Rasseneur. Les mots lui manquaient. Souvent, il devait torturer sa phrase, il en sortait par un effort qu'il appuyait d'un coup d'épaule.
Seulement, à ces heurts continuels, il rencontrait des images d'une énergie familière, qui empoignaient son auditoire ; tandis que ses gestes d'ouvrier au chantier, ses coudes rentrés, puis détendus et lançant les poings en avant, sa mâchoire brusquement avancée, comme pour mordre, avaient eux aussi une action extraordinaire sur les camarades.
Tous le disaient, il n'était pas grand, mais il se faisait écouter.
- « Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage, reprit-il d'une voix plus vibrante. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan... Entendez-vous! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère !»

Emile Zola, Germinal, Partie IV, Chapitre 7, 1885.


Téléchargez dès à présent le document Zola, Germinal : commentaire d'un extrait de la partie IV !


Bas de la fiche descriptive du document
Annonceurs - Conditions générales - Job - Plan du site - Presse - Qui sommes-nous ? - Tutoriels - Webmasters - CNIL n°1118723
© 2008 Copyright www.oodoc.com