Résumé
Exposé réalisé à Sciences-Po sur l'histoire des institutions françaises du directoire à l'empire en passant par le consulat.
Extrait:
Si Napoléon Bonaparte a marqué la mémoire française en grande partie par sa carrure politique, le culte qui lui est voué repose certainement sur les réalisations qu'il a entreprises, au niveau institutionnel et politique notamment. La personnalité de Napoléon ne saurait expliquer à elle seule cet engouement et la persistance du bonapartisme : il convient de s'interroger plus largement sur les réalisations de Napoléon Bonaparte et sur l'héritage qu'il nous a laissé. Certes, le bonapartisme se réfère à une forte personnalité, à une concentration du pouvoir, à des victoires militaires, mais ne peut-on pas émettre la possibilité d'un héritage plus politique et institutionnel ?
Replaçons-nous dans un contexte plus historique : la révolution, porteuse d'espoirs et d'élans nouveaux, n'est pas parvenue à instaurer un régime démocratique stable. Après la dictature montagnarde, une nouvelle ère semble commencer, avec de nouveaux horizons, ère illustrée par la mise en place assez originale d'un directoire. Mais bien vite le régime s'oriente vers une personnalisation du pouvoir au profit de Bonaparte, proclamé Empereur en 1804...
Cependant, dans quelle mesure les institutions et la pratique politique de la période « directoire, consulat, Empire » transmettent-elles un héritage aux régimes postérieurs certes, mais trouvent-elles une résonance encore aujourd'hui ?
Il convient de noter avant tout que cette période vient clore l'épisode de la révolution, tout en affirmant ses idéaux : réaffirmer les principes de 1789 comme acquis vient tourner définitivement une page essentielle et apparaît comme une des principales réalisations de cette période. Par ailleurs, cette période semble nous laisser en héritage une prépondérance de l'exécutif, qui plus est caractérisée par une personnalisation du pouvoir. (...)
Sommaire:
Introduction
I) Un héritage marqué par une réelle affirmation des principes de 1789...
A. Une affirmation théorique des droits des citoyens
B. Une balance des pouvoirs et des innovations notoires
II) ... Et une prépondérance de l'exécutif, indissociable d'une forte personnalisation du pouvoir
A. Une affirmation de l'exécutif par un renforcement des corps ministériels et une centralisation de l'Etat
B. Un exécutif prépondérant et un législatif de plus en plus faible
Conclusion
Bibliographie