Résumé
Dissertation de littérature niveau licence sur le sujet de la mélancolie au siècle des Romantiques.
La Mélancolie, un bien, un mal ? Quel Romantique n'en est point affecté au XIXème siècle et qui ne voudrait l'être ? Balzac, Flaubert, Musset... derrière l'un des mal être les plus décriés de notre siècle se cache peut-être l'insigne du génie littéraire...
Extrait:
Longtemps durant, la mélancolie a été abordée comme une notion clinique, désignant une pathologie dont souffre ; conformément à la théorie des humeurs mise en place dans l'Antiquité, le sujet atteint des dérèglements de la bile noire. Mais au fil du temps, la mélancolie se détournant en vertu de son potentiel idéologique, de sa première identité ; va se constituer en un thème littéraire et s'associer au génie de l'artiste malheureux. Bientôt naîtra la génération des romantiques qui en feront l'emblème de leur poésie sentimentale et leur mode d'expression privilégié du « mal d'un siècle », pris au piège du « vague des passions ». Chateaubriand le premier, Balzac, Flaubert ou encore Musset reconnaîtront dans le thème de la mélancolie l'avènement d'un langage nouveau, nécessaire à la représentation dans les oeuvres ,d'une nouvelle réalité, oppressante, vide de sens ; ouverte sur un horizon voilé de toutes part, et que seule peut encore soulager la poésie.
Pierre Laforgue aborde de fait l'idée dans son oeuvre
Romanticoco, chimère et mélancolie, que la mélancolie s'associe à une certaine esthétique du sentiment : « la mélancolie à l'époque romantique est moins une thématique qu'elle ne constitue une poétique (...) Cette poétique inspirée de la mélancolie se caractérise par le manque, l'absence, la perte, en un mot, le défaut. Et cela à tous points de vue : elle est aussi bien l'expression d'une défection de la réalité que la manière elle-même défective de cette réalité en manque de soi. »
Sommaire:
Introduction
I) Une esthétique poétique
II) Le rapport à la nature dans l'oeuvre des mélancoliques
III) L'influence du contexte historique
Conclusion