Résumé
Commentaire composé sur la nouvelle
Le chat Noir, de Poe.
Extrait:
Ainsi, on peut remarquer que le conte est construit en diptyque, c'est-à-dire selon une logique binaire. Si l'oeuvre peut ainsi être divisée en deux parties quasiment égales dans leur longueur, c'est parce qu'une chute interne (la mort de Pluton), vient clore la première partie, tandis que l'apparition du second chat peu après annonce le début de la seconde. On peut remarquer d'emblée l'importance de cette construction et leurs similitudes : deux chats sont à l'origine de ces deux parties, et tous deux finissent par mourir (...)
Sommaire:
Introduction
I) L'auteur, en maîtrisant l'art de la composition et de ses effets sur le lecteur tend à faire de son narrateur un être parfaitement rationnel
A. Le conte est construit en diptyque, c'est-à-dire selon une logique binaire
B. Si l'on a pu dire de Poe qu'il maîtrisait l'art du conte à effets, c'est parce qu'il émaille son texte d'indices d'un dénouement macabre
C. Le cadre dans lequel se déroule l'action chez Poe n'est pas qu'un simple support, un décor choisi au hasard pour l'histoire. Il résulte d'un choix et prouve que Le Chat noir est un conte savamment organisé par son auteur
II) Pourtant, le narrateur présente de nombreux sentiments bivalents
A. Le narrateur oscille d'abord entre deux sentiments contradictoires : la culpabilité, le remord et le manque de regrets face à son crime
B. Mais la personnalité du narrateur est aussi trouble par son alternance entre moments de lucidité et moment de folie
C. Le narrateur semble hésiter entre tenir compte de croyances irrationnelles, et suivre une véritable foi
III) Le chat noir est le "révélateur" des pires passions humaines et de la folie du narrateur
A. Le chat noir est un double de son maître, double positif dans un premier temps, puis négatif
B. Le chat incarne le véritable démon intérieur de l'homme, et le narrateur assimile les deux animaux à des êtres maléfiques
C. L'animal diabolique est le révélateur des pires passions humaines, notamment de l'animalité présente en l'homme, comme en témoigne le meurtre de la femme
Conclusion
Bibliographie