Résumé
Commentaire détaillé du poème
Mon rêve familier. Ce poème mélancolique et lyrique de Paul Verlaine, issu du recueil
Poèmes saturniens, évoque la femme aimée, maternelle, idéalisée.
Proposition d'un commentaire détaillé de ce poème en trois parties avec :
- Une première partie présentant une analyse de l'emploi de la première personne du singulier, des adjectifs possessifs, de l'effet des répétitions et de la valeur de l'exclamation et des interrogations, afin de montrer l'implication de l'auteur.
- Une deuxième partie qui analyse la place et le rôle de la femme dans le poème sa progression, le flou de son portrait, sa charge de mystère, sa métamorphose, mais aussi le thème de la mort qui est évoqué dans ce poème.
- La troisième partie analyse l'importance des sentiments à travers la place de la réciprocité, le vocabulaire et les expressions utilisées dans ce poème ainsi que la place du temps.
Ces trois parties s'appuient sur une lecture analytique précise du poème (analyse des pronoms, des adjectifs, des figures de style, des types de phrases, des rimes, des vers, des rythmes, ainsi que du vocabulaire...).
Une conclusion fait une synthèse brève de ces trois parties, expliquant quel est le rôle de Verlaine dans ce poème.
Plan du commentaire composé:
Introduction
I) L'implication de l'auteur
II) La place et le rôle de la femme
III) L'importance des sentiments
Conclusion
Poème étudié:
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.