Résumé
Explication d'un texte philosophique de Jean-Paul Sartre consacré au langage.
Extrait:
Le texte est apparemment scindé en deux parties distinctes, l'argumentation de l'auteur étant principalement fondée sur l'utilisation des oppositions. Dans un premier temps, Sartre annonce une certaine dualité qu'a le mot commun en employant les deux adjectifs “trop riche” et “trop pauvre”, ce qui semble être une description péjorative (...)
Plan:
Introduction
I) Tout d'abord, Sartre nous propose une description assez contradictoire du "langage commun", tout en le comparant d'une certaine manière au langage spécifique qui comprend l'utilisation de mots "neufs"
II) Dans une deuxième partie, Sartre introduit la notion de "sciences exactes" et explique celle de mot "neuf" afin de le mettre en rapport avec le travail de l'écrivain
III) Dans un dernier temps, nous pourrons discuter des enjeux de ce texte et envisager des ouvertures, tout en analysant les problèmes que pose ce texte de Sartre
Texte analysé:
Le mot du langage commun est à la fois trop riche (il déborde de loin le concept par son ancienneté traditionnelle par l'ensemble de violences et de cérémonies qui construit sa "mémoire", son "passé vivant") et trop pauvre (il est défini par rapport à l'ensemble de la langue comme détermination fixe de celle-ci et non comme possibilité souple d'exprimer le neuf). Dans les sciences exactes, quand le neuf surgit, le mot pour le nommer est inventé simultanément par quelques-uns et adopté rapidement par tous (...) Mais l'écrivain - bien qu'il lui arrive d'inventer des mots à rarement recours à ce procédé pour transmettre un savoir ou un affect. Il préfère utiliser un mot "courant" en le chargeant d'un sens nouveau qui se surajoute aux anciens : en gros, on dirait qu'il a fait voeu d'utiliser tout le langage commun et lui seulement, avec tous les caractères désinformatifs qui en limite la portée. Si l'écrivain adopte le langage courant, ce n'est donc pas seulement en tant que le langage peut transmettre un savoir mais aussi en tant qu'il ne le transmet pas.