Résumé
Comment le tsar Alexandre II a-t-il, entre 1855 et 1881, fait chavirer les coeurs en Russie de l'espoir à la tragédie ? Quels sont les réussites et les échecs de ses politiques ? La Russie a-t-elle avancé, stagné ou reculé en ces 30 ans ?
Extrait:
Fils de Nicolas Ier Pavlovitch (« le gendarme de l'Europe ») et neveu d'Alexandre Ier Pavlovitch, Alexandre II accède au pouvoir à la mort de son père en 1855. Dès son arrivée à la tête de l'Empire, il doit gérer la fin de la guerre de Crimée - notamment la reddition de Sébastopol en septembre 1855 - et solder l'héritage de son père en acceptant, lors du traité de Paris (mars 1856), la démilitarisation de la mer Noire et la perte de la Bessarabie et de l'accès à la Méditerranée.
Mais le legs paternel n'est pas que contextuel : il comprend également une Russie socialement et économiquement archaïque. Le revers en Crimée met en lumière le retard structurel d'une autocratie expansionniste délaissant modernisation du territoire et libéralisation d'un peuple asservi (...)
Sommaire:
I) De l'espoir...
A. Humanisation
B. Libéralisation
C. Modernisation
II) ... A la tragédie
A. Autocratisme
B. Impérialisme
C. Anarchisme