Résumé
Selon Portalis, le mariage est "la société de l'homme et de la femme, qui s'unissent pour perpétuer leur espèce ; pour s'aider par des secours mutuels, porter le poids de la vie et pour partager leur commune destinée". Ainsi pensait Jean-Etienne-Marie Portalis, jurisconsulte et père du Code Civil des Français. Au sein de sa pensée l'on retrouve l'esprit du législateur moderne affirmant les devoirs entre époux comme étant une communauté de vie ("société de l'homme et de la femme" pour Portalis), fidélité, respect, assistance et secours.
A travers le temps, le mariage a été perçu comme une institution religieuse et sacrée. Dès 1804, le Code Civil énonce que "le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari". Loi du 18 février 1938 a supprimé l'incapacité juridique de la femme mariée. La loi du 22 septembre 1942 a modifié le Code Civil en se contentant d'enlever l'idée d'obéissance, et d'indiquer "le mari est chef de famille". Puis, avec la loi du 13 juillet 1965, la femme devient l'égale du mari quant à certains biens. Enfin la loi du 4 juin 1970 retire au mari la qualité de chef de famille (...)
Sommaire:
I) Une communauté de vie assurée par le législateur
A. Une communauté de toit
B. Une communauté de lit
II) La considération des devoir de fidélité respect assistance et secours
A. Devoir de respect nouvellement consacré par le Code Civil face à un devoir assistance et secours perçus comme accessoires
B. Devoir de respect nouvellement consacré par le Code Civil face à un devoir assistance et secours perçus comme accessoires