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Victor Hugo, "L'Expiation"

Littérature | 3 pages | 20-05-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté |

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Analyse du poème L'Expiation de Victor Hugo.

Extrait:

Victor Hugo évoque dans ce poème la bataille de Waterloo. On constate que le poète est parvenu à donner un souffle épique à cette évocation historique. La défaite de Waterloo (juin 1815) marque symboliquement la fin de l'empire napoléonien face à la coalition européenne. La Garde, corps d'élite créé en 1804, comptait plus de 120000 hommes en 1814 et passait pour très courageuse et fidèle, d'où la phrase célèbre : « la garde meurt mais ne se rend pas ». Elle fut à Waterloo le dernier espoir de l'empereur, et seule de l'armée, elle se battit jusqu'au bout dans la déroute générale (...)

Sommaire:

I) La reconstitution historique

A. Cadre et circonstances
B. L'armée
C. Le carnage et le courage

II) Le grandissement épique

A. Les procédés poétiques propres à l'épopée
B. Le mythe napoléonien : héroïsme du chef et des troupes
C. L'enthousiasme du poète

Conclusion

Texte analysé:

La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge;
Gouffre où les régiments, comme des pans de murs,
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux ! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
— Allons ! faites donner la garde ! — cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : Vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.


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