Résumé
La formulation même de la question « la liberté de pensée rencontre-t-elle des limites » peut sembler bien paradoxale, car si la liberté de pensée est l'absence de contrainte dans sa propre réflexivité et dans la démarche de son opinion, comment peut-on lui imposer une limite, et de quelle façon traduire cette dernière.
Si être libre, c'est faire ce que l'on veut, dans le cadre de la liberté de pensée, aspect personnel propre au sujet n'est-il pas contradictoire, que précisément cette liberté là soit limitée par autrui et non par l'individu lui-même ?
On examinera d'abord dans une première partie l'idée de liberté de pensée absolue, dénudée de toute contrainte morale. Puis dans un second temps nous nous questionnerons sur les limites que peut rencontrer cette liberté, autour de trois acteurs, le sujet lui-même, autrui et la société politique. Enfin, dans un troisième temps, on pourra se demander s'il est nécessaire de restreindre la liberté de pensée, et donc de ce fait pérenniser un cadre pour la société ...