email
pass
Envoyez-nous vos documents soyez rémunérés!

Philippe
2514.78 €
Guillaume
2418.35 €
Damien
2241.77 €
Marianne
2094.94 €
Alexandre
2048.21 €



Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

Document présent dans la catégorie Littérature

Juliet, "Lambeaux" : Prologue

Littérature | 3.5 pages | 06-05-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Lecture analytique du prologue de Lambeaux de Charles Juliet.

Extrait:

La portrait de la mère naturelle
- Avant de livrer le récit de la mère naturelle, Lambeaux donne un aperçu de ses perspectives narratives à travers un prologue.
- Le prologue est, étymologiquement, un « avant-discours » et sa fonction est d'exposer l'intrigue avant que celle-ci ne débute.
- (...)

Sommaire:

Introduction

I) Un prologue à double vocation

A. La portrait de la mère naturelle
B. La mise en place de deux destinées

II) Un portrait fragmentaire

A. Une mère à l'identité vacillante
B. L'écriture rédemptrice

III) Un parcours à rebours

A. Redonner vie à la mère
B. Renouer les liens

Conclusion

Passage analysé:

Tes yeux. Immenses. Ton regard doux et patient où brûle ce feu qui te
consume. Où sans relâche la nuit meurtrit ta lumière. Dans l'âtre, le feu
qui ronfle, et toi, appuyée de l'épaule contre le manteau de la cheminée. A
tes pieds, ce chien au regard vif et si souvent levé vers toi. Dehors, la
neige et la brume. Le cauchemar des hivers. De leur nuit interminable. La
route impraticable, et fréquemment, tu songes à un départ à une vie
autre, à l'infini des chemins. Ta morne existence dans ce village. Ta
solitude. Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la
limite du supportable. Tes mots noués dans ta gorge. A chaque printemps,
cet appel, cet élan, ta force enfin revenue. La route neuve et qui brille. Ce
point si souvent scruté où elle coupe l'horizon. Mais à quoi bon partir.
Toute fuite est vaine et tu le sais. Les longues heures spacieuses, toujours
trop courtes, où tu vas et viens en toi, attentive, anxieuse, fouaillée par
les questions qui alimentent ton incessant soliloque. Nul pour t'écouter, te
comprendre, t'accompagner. Partir, partir, laisser tomber les chaînes,
mais ce qui ronge, comment s'en défaire ? Au fond de toi, cette plainte, ce
cri rauque qui est allé s'amplifiant, mais que tu réprimais, refusais, niais,
et qui au fil des jours, au fil des ans, a fini par t'étouffer. La nuit
interminable des hivers. Tu sombrais. Te laissais vaincre. Admettais que la
vie ne pourrait renaître. A jamais les routes interdites, enfouies, perdues.
Mais ces instants que je voudrais revivre avec toi, ces instants où tu
lâchais les amarres, te livrais éperdument à la flamme, où tu laissais
s'épanouir ce qui te poussait à t'aventurer toujours plus loin, te maintenait
les yeux ouverts face à l'inconnu. Tu n'aurais osé le reconnaître, mais à
maintes reprises il est certain que l'immense et l'amour ont déferlé sur tes
terres. Puis comme un coup qui t'aurait brisé la nuque, ce brutal retour au
quotidien, à la solitude, à la nuit qui n'en finissait pas. Effondrée, hagarde.
Incapable de reprendre pied. Te ressusciter, te recréer. te dire au fil des
ans et des hivers avec cette lumière qui te portait, mais qui un jour, pour
ton malheur et le mien, s'est déchirée.


Téléchargez dès à présent le document Juliet, Lambeaux : Prologue !


Bas de la fiche descriptive du document
Annonceurs - Conditions générales - Job - Plan du site - Presse - Qui sommes-nous ? - Tutoriels - Webmasters - CNIL n°1118723
© 2007 Copyright www.oodoc.com