Résumé
Commentaire composé semi-rédigé d'un extrait du chapitre 20
Le barrage de feu tiré du roman d'Henri Barbusse "Le Feu".
Extrait:
2/ L'expression de la destruction
- Elle se fait à travers l'utilisation de verbes ou de noms.
- Les verbes suggèrent le résultat d'explosions (« tournoyer », « s'enlever et se
coucher »), la chute (« tombait », « tombent », « échouent »), les gestes désespérés (...)
Sommaire:
Introduction
I) Les images de la guerre
A. Le thème du feu
B. L'expression de la destruction
C. Une scène d'enfer
II) Une expérience individuelle et collective
A. Les indices de la présence du narrateur/acteur
B. La présence d'un groupe de combattants
III) Un récit vécu et recomposé
A. Les différents emplois du présent
B. Les différents passés du texte
Conclusion
Texte analysé:
C´est le barrage. Il faut passer dans ce tourbillon de flammes et ces horribles nuées verticales. On passe. On est passé, au hasard ; j'ai vu, çà et là, des formes tournoyer, s'enlever et se coucher, éclairées d´un brusque reflet d´au-delà. J'ai entrevu des faces étranges qui poussaient des espèces de cris, qu'on apercevait sans les entendre dans l'anéantissement du vacarme. Un brasier avec d'immenses et furieuses masses rouges et noires tombait autour de moi, creusant la terre, l'ôtant de dessous mes pieds, et me jetant de côté, comme un jouet rebondissant. Je me rappelle avoir enjambé un cadavre qui brûlait, tout noir, avec une nappe de sang vermeil qui grésillait sur lui, et je me souviens aussi que les pans de la capote qui se déplaçait près de moi avaient pris feu et laissaient un sillon de fumée. À notre droite, tout au long du boyau 97, on avait le regard attiré et ébloui par une file d'illuminations affreuses, serrées l'une contre l'autre comme des hommes.
- En avant! Maintenant, on court presque. On en voit qui tombent tout d´une pièce, la face en avant, d´autres qui échouent, humblement, comme s´ils s´asseyaient par terre. On fait de brusques écarts pour éviter les morts allongés, sages et raides, ou bien cabrés, et aussi, pièges plus dangereux, les blessés qui se débattent et qui s´accrochent.