Résumé
Commentaire composé sur le poème de Ronsard intitulé
Comme on voit sur la branche... tiré du recueil
Les amours de Marie.
Extrait:
Ce poème est un éloge funèbre et pourtant : aucune image de mort, rien de macabre. La mort d'une femme est transposée en beauté.
- La mort de la femme n'est évoquée clairement que dans un hémistiche : "La Parque t'as tuée" (mythe antique, Parque = déesses infernales qui filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes).
(...)
Sommaire:
Introduction
I) La mort atténuée
A. Le refus du macabre
B. L'atténuation de la tristesse
II) La métamorphose de Marie
A. De la rose à la femme, puis de la femme à la rose
B. Marie, divinité parmi les divinités du jardin
Conclusion
Poème:
Comme on voit sur la branche au mois de Mai la rose
En sa belle jeunesse, en sa première fleur
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour l'arrose :
La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d'odeur :
Mais battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur,
Languissante elle meurt feuille à feuille déclose :
Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes.
Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif, et mort, ton corps ne soit que roses.