Résumé
Commentaire composé sur le poème
La nuit d'octobre de Musset, tiré de son recueil
Les nuits.
Extrait:
De Musset écrit
Les nuits juste après sa rupture avec G. Sand. Comme chacun sait, exprimer ses passions humaines permet de les contrôler. L'auteur se retrouve alors dans son cabinet d'étude en octobre 1837, là où la muse entendra sa confidence : uneancienne douleur se réveille bientôt et les émotions les plus tumultueuses agitent le poète avant d'aboutir au pardon. Nous étudierons tout d'abord la souffrance encore vive, puis nous verrons le portrait à charge de la femme bien aimée et enfin nous nous pencherons sur l'espoir d'un dépassement (...)
Sommaire:
Introduction
I) Une souffrance encore vive
II) Un portrait à charge de la femme aimée : elle représente le Mal et la Mort
III) L'espoir d'un dépassement
Conclusion
Poème:
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison
Honte à toi, femme à l'œil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon cœur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce cœur sans défense
Put sans peine être abusé;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré