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Littérature

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Le Clézio, "Désert"

Littérature | 4.5 pages | 01-05-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Lecture analytique semi-rédigée d'un extrait du roman Désert de Jean-Marie Le Clézio.

Extrait:

- « Ils étaient apparus, comme dans un rêve » (l.2) est la formule qui ouvre le roman. Il se refermera de la même façon en chiasme : « ...comme dans un rêve, ils disparaissaient ».
- Cette marche semble d'abord fantasmagorique, l'apparition des nomades fait songer à un mirage dans le désert.
- (...)

Sommaire:

Introduction

I) Une marche inexorable

A. Une marche fantasmagorique
B. L'importance des éléments naturels
C. Une marche fatale

II) Un destin affronté avec grandeur

A. L'héroïsme des nomades
B. La dimension épique du récit
C. Des héritiers d'une étincelle divine

Conclusion

Texte analysé:

Ils étaient les hommes et les femmes de sable, du vent, de la lumière, de
la nuit. Ils étaient apparus, comme dans un rêve, en haut d'une dune,
comme s'ils étaient nés du ciel sans nuages, et qu'ils avaient dans leurs
membres la dureté de l'espace. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui
fait saigner les lèvres, le silence dur où luit le soleil, les nuits froides, la
lueur de la Voie lactée, la lune ; ils avaient avec eux leur ombre géante au
coucher du soleil, les vagues de sable vierge que leurs orteils écartés
touchaient, l'horizon inaccessible. Ils avaient surtout la lumière de leur
regard, qui brillait si clairement dans la sclérotique de leurs yeux (1).
Le troupeau des chèvres bises et des moutons marchait devant leurs
enfants. Les bêtes aussi allaient sans savoir où, posant leurs sabots sur
des traces anciennes. Le sable tourbillonnait entre leurs pattes,
s'accrochait à leurs toisons sales. Un homme guidait les dromadaires, rien
qu'avec la voix, en grognant et en crachant comme eux. Le bruit rauque
des respirations se mêlait au vent, disparaissait aussitôt dans les creux
des dunes, vers le sud. Mais le vent, la sécheresse, la faim n'avaient plus
d'importance. Les hommes et le troupeau fuyaient lentement,
descendaient vers le fond de la vallée sans eau, sans ombre.

(1) le blanc de l'oeil

J.-M.G. Le Clézio, Désert, 1980


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