Résumé
Commentaire composé semi-rédigé sur un extrait du roman
Grand Père écrit par Marina Picasso, petite-fille du peintre.
Extrait:
Ce livre est une histoire de parole, parole de confidence, de souffrance ; sur le manque d'affection, de reconnaissance, d'attention ; un livre sur l'attente, le désir de présence, le désir engendré par l'absence.
C'est aussi un livre sur l'identité. Un patronyme aussi glorieux que celui de Picasso pouvait être quelque chose de très encombrant, un nom célèbre pouvant être une entrave dans la vie. La difficulté à porter ce nom est un décalage entre l'image que les autres ont de lui et la réalité (...)
Sommaire:
Introduction
I) Les enjeux du texte
II) Le peintre
III) Les marques de l'autobiographie
Conclusion
Texte analysé:
Mon père a finalement réussi à parler à son père : un long conciliabule tenu au bout de l'atelier : tête-à-tête d'un colosse d'un mètre quatre-vingt-dix et d'un gnome d'à peine un mètre soixante. David contre Goliath, affrontement d'un géant résigné et d'un monstre sacré. La main de mon grand-père qui plonge dans sa poche, une liasse de billets que mon père saisit furtivement, un "merci, Pablo", et immédiatement la réplique perfide :
"Tu es incapable d'assumer tes enfants. Tu es incapable de gagner ta vie ! Tu es incapable de faire quoi que ce soit ! Tu es un médiocre et resteras toujours un médiocre. Tu me fais perdre mon temps !".
En un mot : "Je suis el Rey, le Roi, et toi, tu es ma chose !".
Une chose qu'il a lentement et méthodiquement saccagée de façon qu'elle ne réussisse pas et ne lui porte pas ombrage.