Baudelaire, "Les Fleurs du Mal", "L'hymne à la beauté"
Littérature |
2 pages | 25-04-2008 | Format :

| Note :
Non noté |
PRIX : 1.80€ | 
Résumé
Le Poème
L'hymne à la beauté fait partie de la section "Spleen et idéal" des
Fleurs du Mal dans laquelle Baudelaire veut définir ce qu'est le beau et quelle est sa conception. Elle est présentée dans un premier temps sous un visage contradictoire et ambigu.
Sommaire:
Introduction
Lecture du Texte
I) Nature et origine de la beauté
A. Cerner l'origine de la beauté
B. Origine paradoxale de la nature
C. Une esthétique nouvelle
II) Un hymne à la beauté
A. Le pouvoir de fascination
B. Le rôle de la beauté
C. Une célébration
III) Une fleur du mal
A. La domination
B. L'insensibilité de la beauté
C. La fascination pour le moral
Conclusion
Poème analysé
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté, monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?
De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds.

