Résumé
Commentaire d'Histoire ancienne traité à partir du texte de Diodore de Sicile (XII,4). Commentaire insistant sur les conséquences de la paix de Callias de 449.
Extrait:
Ce texte est un traité de paix gréco-perse établi en 449 avant Jésus-Christ qui nous est rapporté par Diodore de Sicile, historien et chroniqueur du 1er siècle av J-C, entre autre auteur de la bibliothèque historique à laquelle il consacra près de trente an de sa vie.
Nous sommes en 449 av JC dans le contexte des guerres médiques qui arrivent à leur terme, des combats ont été menés mais aucune puissance n´a su réellement s´imposer sur l´autre. En outre, ce texte nous montre l´accord établi entre grecs et Perses à Suse par les généraux et satrapes d´Artaxerxés et Callias représentant d´Athènes (...)
Sommaire:
Introduction
I) Paix ou statut quo ? Interrogation sur le statut de cet accord gréco-perse
A. Paix ou statut quo ?
B. Un traité de paix qui ne change pas les visées perses sur la Grèce
C. Interrogations sur l'existence de ce traité
II) Conséquence de la paix : le triomphe et l'acmé impérialiste d'Athènes
A. L'exaltation du sentiment grec: Une utilisation à des fins politiques ?
B. L'acmé de l'hégémonie d'Athènes
Conclusion
Texte analysé:
Diodore XII,4 :
« Artaxerxès le Roi, toutefois, en apprenant les revers de ses forces à Chypre, prit conseil sur la guerre auprès de ses amis et décida que c´était son avantage que de conclure la paix avec les grecs. Il fit connaître en ce sens aux généraux à Chypre et aux satrapes les termes selon lesquels ils étaient autorisés à conclure un accord avec les grecs. En conséquence, Artabaze et Mégabyse envoyèrent des ambassadeurs à Athènes pour discuter les termes d´un accord. Les Athéniens furent favorables et envoyèrent des ambassadeurs plénipotentiaires, dirigés par Callias, fils d´Hipponicus ; c´est ainsi que les Athéniens et leurs alliés conclurent un traité de paix, dont les termes principaux étaient : Toutes les cités grecques d´Asie vivront selon les lois qu´elles auront édictées elles-mêmes ; les satrapes perses ne s´approcheront pas de la mer à une distance inférieure á un voyage de trois jours et aucun navire perse ne pénétrera dans Phasélis et les rocs cynanéens ; si ces termes sont observés par le roi et ses généraux, les Athéniens n´enverront pas de troupes dans les territoires sur lesquels règne le roi. » Diod. XII, 4.