Résumé
Analyse linéaire (niveau Lettres sup hypokhâgne) du poème
Marie d'Apollinaire issu du recueil
Alcools. D'abord une introduction sur le recueil
Alcools suivie de l'analyse des strophes qui sont directement citées dans le document.
Sommaire:
Introduction : Le recueil Alcools
Introduction de l'analyse : Qui est Marie Laurencin ?
I) Première strophe : "Vous y dansiez petite fille..."
A. L'apparente simplicité
B. Les effets de brouillage
C. Les sonorités de la strophe
II) Deuxième strophe : "Les masques sont silencieux..."
A. La musique dans le poème
B. Le vers 9 : unique alexandrin
C. Douceur de la strophe
III) Troisième strophe : "Les brebis s'en vont dans la neige"
A. Evocation pastorale
B. Une dialectique de la douceur et de la dureté
C. Mélancolie baudelairienne
IV) Quatrième strophe : "Sais-je où s'en iront tes cheveux"
A. Fragmentation du corps féminin
B. "Moutonner"
C. L'automne : saison d'Apollinaire
V) Je passais au bord de la Seine
A. Le retour du je poétique
B. Rupture avec la mélancolie
C. Instabilité conjurée du poète
Conclusion
Poème:
Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie
Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux
Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine