Résumé
Depuis que, le 15 août 1914, le SS Ancon, a effectué la première traversée de l'Atlantique au Pacifique, Panama est avant tout un canal aux yeux du monde. Et un quasi-protectorat des Etats-Unis. C'est une rébellion protégée et provoquée par les navires de guerre de Theodore Roosevelt qui a fait de cette province colombienne un Etat indépendant, créé de toutes pièces le 4 novembre 1903.
Deux semaines après la sécession, et en échange de 10 millions de dollars plus une location annuelle, le traité Hay/Brunau-Varilla concédait aux Etats-Unis l'usage à perpétuité d'un canal encore à creuser et d'une zone de 8 kilomètres sur chacune de ses rives, ainsi que la totale souveraineté sur cet ensemble de 1474 km² que des milliers de soldats américains protègent. Ce canal s'avère être le chemin le plus court entre le Pacifique et l'Atlantique et est en conséquence très fréquenté depuis 90 ans. Les navires y font logiquement la queue car il y a au moins 24 heures d'attente comparé aux 40 jours nécessaire pour faire le tour des Amériques par le Cap Horn. Les 80 kilomètres de canal sont chers, jusqu'à 250.000 dollars, mais les écluses fonctionnent nuit et jour ce qui permet au canal de rapporter plus de 40 à 60 millions de dollars par an dans les années 60, soit 600 millions actuels (...)
Sommaire:
Introductioj
Figure 1 : Le canal de Panama
I) L'hégémonie américaine
A. Implication ou ingérence américaine ?
B. Alliance pour le progrès : une main tendue ?
C. La lutte contre le communisme
II) Le réveil du nationalisme panaméen
A. Une fierté bafouée
B. Des émeutes de plus en plus régulières
C. Les demandes de révision du traité
Conclusion