email
pass
Envoyez-nous vos documents soyez rémunérés!

Philippe
2298.36 €
Guillaume
2284.45 €
Damien
2004.74 €
Alexandre
2002.45 €
Marianne
1966.26 €



Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

Document présent dans la catégorie Littérature

Chateaubriand, "Mémoires d'outre-tombe", Livre III - Chapitre 3 : "La laideur de Mirabeau..."

Littérature | 3 pages | 03-04-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Commentaire composé semi-rédigé de l'extrait "La laideur de Mirabeau..." tiré du chapitre 3 du livre III des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand.


Extrait:

Un portrait littéraire est une description. Chateaubriand, contrairement à un Balzac, n'attache guère d'importance aux traits physiques du modèle, il entend surtout en percer le secret moral (...)

Sommaire:

Introduction

I) Le portrait moral

A. Quel physique ?
B. Le mystère d'un être

II) Une figure symbolique

Conclusion


Texte analysé:

La laideur de Mirabeau, appliquée sur le fond de beauté particulière à sa
race, produisait une sorte de puissante figure du Jugement dernier de
Michel-Ange, compatriote des Arrighetti. Les sillons creusés par la petitevérole
sur le visage de l'orateur, avaient plutôt l'air d'escarres laissées par
la flamme. La nature semblait avoir moulé sa tête pour l'empire ou pour le
gibet, taillé ses bras pour étreindre une nation ou pour enlever une
femme. Quand il secouait sa crinière en regardant le peuple, il l'arrêtait ;
quand il levait sa patte et montrait ses ongles, la plèbe courait furieuse.
Au milieu de l'effroyable désordre d'une séance, je l'ai vu à la tribune,
sombre, laid et immobile : il rappelait le chaos de Milton, impassible et
sans forme au centre de sa confusion.
Mirabeau tenait de son père et de son oncle qui, comme Saint-Simon,
écrivaient à la diable des pages immortelles. On lui fournissait des
discours pour la tribune : il en prenait ce que son esprit pouvait
amalgamer à sa propre substance. S'il les adoptait en entier, il les débitait
mal ; on s'apercevait qu'ils n'étaient pas de lui par des mots qu'il y mêlait
d'aventure, et qui le révélaient. Il tirait son énergie de ses vices ; ces
vices ne naissaient pas d'un tempérament frigide, ils portaient sur des
passions profondes, brûlantes, orageuses. Le cynisme des moeurs ramène
dans la société, en annihilant le sens moral, une sorte de barbares ; ces
barbares de la civilisation, propres à détruire comme les Goths, n'ont pas
la puissance de fonder comme eux : ceux-ci étaient les énormes enfants
d'une nature vierge, ceux-là sont les avortons monstrueux d'une nature
dépravée.


Téléchargez dès à présent le document Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, Livre III - Chapitre 3 : La laideur de Mirabeau... !


Bas de la fiche descriptive du document
Annonceurs - Conditions générales - Job - Plan du site - Presse - Qui sommes-nous ? - Tutoriels - Webmasters - CNIL n°1118723
© 2007 Copyright www.oodoc.com