Résumé
Lecture analytique d'un sonnet tiré du
Sanglot de la terre s'interrogeant sur les enjeux du départ.
Extrait:
La première strophe exprime l'ennui du poète devant la vie ordinaire. Dès le premier vers en effet, le constat est sans appel : "oui, ce monde est bien plat". L'affirmation banale "oui", le choix d'un lexique simple (l'auxiliaire être et l'adjectif "plat") contribuent à accentuer le caractère fataliste de ce constat. L'ennui est confirmé dès le vers suivant : "Moi, je vais, résigné, sans espoir, à mon sort". Le rythme extrêmement découpé du vers, 1+2+3+3+3, crée un sentiment de lourdeur, comme si la marche du poète, "je vais", était entravée par le désespoir (...)
Sommaire:
I) Texte
II) Travail
A. Les raisons du départ
B. Le refuge dans l'imaginaire
C. Bilan d'une étrange expérience
Texte analysé:
Brûle-parfum Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.
Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,
Et pour tuer le temps, en attendant la mort,
Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.
Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,
Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,
Me plonge en une extase infinie et m'endort
Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.
Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs
Où l'on voit se mêler en valses fantastiques
Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.
Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers,
Je contemple, le cœur plein d'une douce joie,
Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie.
En partenariat avec
Fichesdelecture.com