Résumé
Commentaire composé semi-rédigé d'un extrait de l'oeuvre de Voltaire, "Le Monde comme il va" intitulé
Le sermon et le théâtre.
Extrait:
· "Les plus belles citoyennes de Persépolis, les plus considérables
satrapes" : deux superlatifs qui soulignent la qualité de ces
personnes.
· "un spectacle si beau" : adverbe d'intensité qui insiste sur la beauté
du spectacle
. (...)
Sommaire:
Introduction
I) Une critique du sermon
A. Avec le regard étranger
B. L'assemblée
C. L'absurdité du sermon
II) L'éloge du théâtre
A. Avec le théâtre étranger
B. L'assemblée
C. Le discours touchant
Conclusion
Texte analysé:
Après dîner il alla dans un des plus superbes temples de la ville ; il
s'assit au milieu d'une troupe de femmes et d'hommes qui étaient venus
là pour passer le temps. Un mage parut dans une machine élevée, qui
parla long-temps du vice et de la vertu. Ce mage divisa en plusieurs
parties ce qui n'avait pas besoin d'être divisé ; il prouva méthodiquement
tout ce qui était clair ; il enseigna tout ce qu'on savait. Il se passionna
froidement, et sortit suant et hors d'haleine. Toute l'assemblée alors se
réveilla, et crut avoir assisté à une instruction. Babouc dit : Voilà un
homme qui a fait de son mieux pour ennuyer deux ou trois cents de ses
concitoyens ; mais son intention était bonne : il n'y a pas là de quoi
détruire Persépolis.
Au sortir de cette assemblée, on le mena voir une fête publique qu'on
donnait tous les jours de l'année ; c'était dans une espèce de basilique, au
fond de laquelle on voyait un palais. Les plus belles citoyennes de
Persépolis, les plus considérables satrapes rangés avec ordre formaient un
spectacle si beau, que Babouc crut d'abord que c'était là toute la fête.
Deux ou trois personnes, qui paraissaient des rois et des reines, parurent
bientôt dans le vestibule de ce palais ; leur langage était très différent de
celui du peuple ; il était mesuré, harmonieux, et sublime. Personne ne
dormait, on écoutait dans un profond silence, qui n'était interrompu que
par les témoignages de la sensibilité et de l'admiration publique. Le devoir
des rois, l'amour de la vertu, les dangers des passions étaient exprimés
par des traits si vifs et si touchants, que Babouc versa des larmes. Il ne
douta pas que ces héros et ces héroïnes, ces rois et ces reines qu'il venait
d'entendre, ne fussent les prédicateurs de l'empire. Il se proposa même
d'engager Ituriel à les venir entendre ; bien sûr qu'un tel spectacle le
réconcilierait pour jamais avec la ville.