Résumé
Commentaire composé semi-rédigé sur le poème de Baudelaire
Paysage. Il est tiré de la section "Tableaux Parisiens" du recueil
Les Fleurs du Mal.
Extrait:
- Paysage est le poème liminaire de la section intitulée "Tableaux parisiens". Dans ce premier poème, Baudelaire définit sa démarche poétique et ses sources d'inspiration. Il présente ici le contexte de création poétique, la ville. Il précise comment le réel se métamorphose, et fait comprendre au lecteur la nécessité de la solitude et de l'isolement pour le poète. Le poème est construit en deux strophes irrégulières d'alexandrins : la première est un huitain et la seconde une strophe de 18 vers. L'utilisation des rimes plates donne une impression de simplicité (...)
Sommaire:
Introduction
I) Le huitain : "La poésie urbaine"
A. Vers 1-2
B. Vers 3-4
C. Vers 5-6
D. Vers 7-8
II) Les 18 vers : 4 tableaux
A. Le premier tableau
B. Le second tableau
C. Le troisième tableau
D. Le quatrième tableau : un sizain
Conclusion
Poème:
Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver l'éternité.
Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement,
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon cœur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.