Résumé
Cours de Sciences politiques ayant pour objet "La communication et les médias". Il s'agit d'un document pour les étudiants en sciences politiques, en médiation culturelle et communication, journalisme ainsi que pour les étudiants en sociologie.
Extrait:
Le père fondateur de la presse française est Théophraste Renaudot, qui a créé La Gazette en 1731. La Gazette est le premier média moderne en France, mais cela n'a rien à voir avec les médias d'aujourd'hui. Il s'agit d'une presse de monopole étatique et royal. Théophraste Renaudot est un médecin et un libraire, auquel le Roi confère un privilège, « celui de faire imprimer et vendre les gazettes, nouvelles et récits de tout ce qui s'est passé et se passe dedans et dehors le royaume ». Renaudot est donc le seul à pouvoir relater tous les évènements qui se déroulent sur tout le territoire, dans toute la France. La presse est alors tournée vers les annonces, la publicité, le commercial. En effet, les petites annonces font vivre cette presse, et Renaudot a donc également le monopole de ces annonces.
C'est une presse à très faible tirage. Par exemple, l'hebdomadaire ayant succédé à La Gazette est tiré à 1 200 exemplaires seulement. Cette presse connaît également une faible pagination, avec des journaux en général de deux pages, recto-verso, et comptant au maximum 8 pages. Les journalistes sont peu nombreux, à savoir qu'il n'y a souvent qu'un seul journaliste, un seul rédacteur qui sert aussi de correspondant.
Au XVIIIème siècle, des éléments de transformations voient le jour. Tout d'abord, on note une diversification des journaux (3 journaux). De plus, une presse clandestine apparaît, à partir de 1750, avec les « nouvelles à la main » qui sont des bulletins non autorisés, jouant un rôle politique de contestation. Les « mauvais discours » se propagent ainsi, avec par exemple La Gazette de l'Eyde (1768-1814) dont le siège se trouve en Hollande. Effectivement, le siège de ces journaux clandestins sont à l'étranger, principalement en Angleterre ou en Hollande.
Plus on avance dans le milieu du XVIIIème siècle, plus la censure royale devient inefficace. Apparenté à la philosophie des Lumières et chargé du contrôle de l'imprimé, Malesherbes est partisan d'une censure tolérante afin de « tolérer les petits abus pour empêcher les grands » (cf. Roger Chartier) (...)
Sommaire:
Partie I : Une introduction aux médias contemporains
A. Une brève histoire des médias
B. Le champ de la presse écrite et ses évolutions
C. Le champ des médias audiovisuels et ses évolutions
D. Le journalisme contemporain : sociologie et critique
Partie II : Le pouvoir des médias
A. Les théories des effets puissants des médias
B. Les théories des effets limités des médias
C. La convergence de traditions antagonistes
Partie III : Espaces publics et opinion publique
A. La conception habermassienne de l'espace public
B. La théorie de l'opinion publique : enjeux et difficultés