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Littérature

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Supervielle, "L'Escalier"

Littérature | 3.5 pages | 25-03-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : 9.75/10

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Commentaire composé semi-rédigé sur le poème de Jules Supervielle intitulé L'Escalier.

Extrait:

Démarrage étonnant du poème par une subordonnée causale dont on ne trouve pas la principale "parce que l'escalier". "parce qu'une fillette" est une surenchère de la dimension causale. Ceci est étonnant ; D'habitude, il y a une subordonnée principale puis une autre mais rien ici. On a l'impression que "parce que" est une réponse à une question posée sur la vie (...)

Plan du commentaire composé:

Introduction

I) Rôle magique et maléfique de l'escalier (Les expressions de vie qui y sont présentées débouchent sur la solitude)

A. Quelqu'un brûle sa vie
B. Quelqu'un rêve sa vie (expérience)

II) L'escalier semble avoir perdu son pouvoir inquiétant

A. Relation d'amitié, de sympathie
B. L'amour

Conclusion

Poème étudié:

Parce que l'escalier attirait à la ronde
Et qu'on ne l'approchait qu'avec les yeux fermés,
Que chaque jeune fille en gravissant les marches
Vieillissait de dix ans à chaque triste pas,
-Sa robe avec sa chair dans une même usure-
Et n'avait qu'un désir ayant vécu si vite
Se coucher pour mourir sur la dernière marche ;
Parce que loin de là une fillette heureuse
Pour en avoir rêvé au fond d'un lit de bois
Devint, en une nuit, sculpture d'elle-même
Sans autre mouvement que celui de la pierre
Et qu'on la retrouva, rêve et sourire obscurs,
Tous deux pétrifiés mais simulant toujours...
Mais un jour l'on gravit les marches comme si
Rien que de naturel ne s'y était passé.
Des filles y mangeaient les claires mandarines
Sous les yeux des garçons qui les regardaient faire
L'escalier ignorait tout de son vieux pouvoir
Vous en souvenez-vous? Nous y fûmes ensemble
Et l'enfant qui venait avec nous le nomma.
C'était un nom hélas si proche du silence
Qu'en vain il essaya de nous le répéter


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