Résumé
Commentaire composé semi-rédigé du poème intitulé
La cueillette issu du recueil "Il y a" de Guillaume Apollinaire.
Extrait:
L'écriture est un geste de pudeur dans l'impuissance. C'est ce que confirment l'ironie amère de l'expression « sanglote un peu » (c'est-à-dire que l'on joue le jeu, qu'on donne le change) et la dérision des apostrophes « Belle » (exprimant la nostalgie devant l'amour déjà passé) et l'ironie devant les ravages inévitables de cette beauté (...)
Sommaire:
Introduction
I) Les relations entre le cadre et les personnages
A. Un cadre ouvert
B. Un cadre ambivalent
C. Un cadre fermé
II) L'évolution naturelle
A. Le rôle du temps
B. Le cycle du temps
C. Le rôle du couple
III) L'originalité du poème
A. Un thème traditionnel
B. L'absence d'ouverture finale
C. La cruauté de l'inspiration
Conclusion
Poème étudié:
« La cueillette » extrait du recueil Il y a.
Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,
S'effeuillent chaque été ?
Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.
Des pétales de rose ont chu dans le chemin.
Ô Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve
Se faneront demain !
Mets-les dans une coupe et toutes portes doses,
Alanguis et cruels, songeant aux jours défunts,
Nous verrons l'agonie
Aux râles de parfums.
Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,
Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,
Et seuls dorénavant viendront au jardin triste
Les papillons de nuit.
Et les fleurs vont mourir dans la chambre profane.
Nos roses tour à tour effeuillent leur douleur.
Belle, sanglote un peu... Chaque fleur qui se fane,
C'est un amour qui meurt !
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)