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Shakespeare, "Roméo et Juliette", Acte I scène 5

Littérature | 3 pages | 21-03-2008 | Format : Document Adobe Acrobat PDF | Note : Non noté

PRIX : 1.80€ |
Résumé

Commentaire composé semi-rédigé sur l'Acte I scène 5 de la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette.

Extrait:

Roméo, fils et héritier de la famille Montaigu est amoureux de la belle Rosaline. Capulet, le chef de la famille rivale s'apprête, lui, à donner une grande fête pour permettre à sa fille, Juliette, de rencontrer le Comte Paris. Ce dernier, en effet, l'a demandé en mariage et les parents de Juliette sont favorables à cette union. Roméo croyant y trouver Rosaline s'invite avec ses amis Benvolio et Mercutio à ce grand bal masqué (...)

Plan du commentaire composé:

Introduction

I) Fonction dramatique de cette scène

A. Une scène cruciale
B. Progression dramatique
C. Le miracle du « coup de foudre »

II) Une passion partagée

A. Un renversement de situation
B. Le miracle de la rencontre
C. La symétrie du coup de foudre

III) La symétrie du désastre

A. Une Capulet et une Montaigue
B. La sobriété de Roméo
C. La douleur de Juliette

Conclusion

Texte analysé:

Roméo, prenant la main de Juliette. – Si j'ai profané avec mon indigne main cette
châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d'effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser.
Juliette. – Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n'a fait preuve en ceci que d'une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains que peuvent toucher les mains des pèlerins ; et cette étreinte est un pieux baiser
Roméo. – Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?
Juliette. – Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière.
Roméo. – Oh ! Alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient ; exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir.
Juliette. – Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.
Roméo. – Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l'effet de ma prière. (Il l'embrasse sur la bouche.) Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.
Juliette. – Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu'elles ont pris des vôtres.
Roméo. – Vous avez pris le péché de mes lèvres ? ô reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché. (Il l'embrasse encore.)
Juliette. – Vous avez l'art des baisers.
La Nourrice, à Juliette. – Madame, votre mère voudrait vous dire un mot. (Juliette se dirige vers lady Capulet.)
Roméo, à la nourrice. – Qui donc est sa mère ?
La Nourrice. – Eh bien, bachelier sa mère est la maîtresse de la maison, une bonne
dame, et sage et vertueuse ; j'ai nourri sa fille, celle avec qui vous causiez ; je vais vous dire : celui qui parviendra à mettre la main sur elle pourra faire sonner les écus.
Roméo. – C'est une Capulet ! Ô trop chère créance ! Ma vie est due à mon ennemie !
Benvolio, à Roméo. – Allons, partons ; la fête est à sa fin.
Roméo, à part. – Hélas ! Oui, et mon trouble est à son comble.
Premier Capulet, aux invités qui se retirent. – Ça, messieurs, n'allez pas nous quitter encore : nous avons un méchant petit souper qui se prépare… Vous êtes donc décidés ?… Eh bien, alors je vous remercie tous... Je vous remercie, honnêtes gentilshommes. Bonne nuit. Des torches par ici !... Allons, mettons-nous au lit ! (À son cousin Capulet.) Ah ! ma foi, mon cher, il se fait tard : je vais me reposer (Tous sortent, excepté Juliette et la nourrice.)
Juliette. – Viens ici, nourrice ! Quel est ce gentilhomme, là-bas ?
La Nourrice. – C'est le fils et l'héritier du vieux Tibério.
Juliette. – Quel est celui qui sort à présent ?
La Nourrice. – Ma foi, je crois que c'est le jeune Pétruchio.
Juliette, montrant Roméo. – Quel est cet autre qui suit et qui n'a pas voulu danser ?
La Nourrice. – Je ne sais pas.
Juliette. – Va demander son nom. (La nourrice s'éloigne un moment.) S'il est marié, mon cercueil pourrait bien être mon lit nuptial.
La Nourrice, revenant. – Son nom est Roméo ; c'est un Montague, le fils unique de
votre grand ennemi.
Juliette. – Mon unique amour émane de mon unique haine ! Je l'ai vu trop tôt sans le connaître et je l'ai connu trop tard. Il m'est né un prodigieux amour, puisque je dois aimer un ennemi exécré !
La Nourrice. – Que dites-vous ? Que dites-vous ?
Juliette. – Une strophe que vient de m'apprendre un de mes danseurs. (Voix au-dehors appelant Juliette.)
La Nourrice. – Tout à l'heure ! Tout à l'heure !… Allons-nous--en ; tous les étrangers sont partis.


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