Résumé
De tout temps, la majorité des individus d'une nation ont formé « le peuple ». Pour Hobbes, il est « quelque chose d'UN, ayant une volonté et auquel puisse être attribuée une action », et cette volonté qu'on nomme « volonté générale » est l'expression de vox populi. Toujours est-il qu'un pays sans son peuple n'existe plus. Donc le peuple est nécessaire, et son opinion doit être prise en compte dans tous les domaines. Ainsi, le vieil adage « vox dei, vox populi » énonce le principe suivant lequel on établit la vérité d'un fait, la valeur d'une chose, sur l'opinion du plus grand nombre. Cependant, nombre de contresens, volontaires ou non, sur l'identité politique du régime démocratique, tiennent à l'impossibilité de voir dans le « demos » autre chose qu'une foule, définie par son nombre plutôt que par sa qualité. Or c'est cet « acte par lequel un peuple est un peuple » (« Rousseau du contrat social », qui fonde le corps politique.
Si de tout temps, l'adhésion du peuple a légitimé les régimes et conditionnait leur survie, de la monarchie à la démocratie, le régime démocratique limite l'exécution ou l'importance de la vox populi, qui ne s'avère d'ailleurs pas toujours être l'opinion ou le jugement idéal ...