Résumé
Commentaire composé des neuf premiers quatrains du poème
Les Petites Vieilles extrait de l'oeuvre
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. Il comprend une introduction, un développement et une conclusion entièrement rédigés.
Extrait:
Publié en 1859 avec
Les Sept Vieillards sous le titre de
Fantômes parisiens, ce poème dédié à Victor Hugo s'inscrit dans la poétique et l'esthétique de la modernité qui s'invite chez Baudelaire à la fin des années 1850. Saisies dans leur mouvement par le regard du poète,
Les Petites Vieilles apparaissent comme des fantômes, des vestiges d'un Paris qui n'est plus, d'un temps révolu. Les neuf premiers quatrains de ce long poème illustrent la confrontation entre le respect de la tradition classique et une tendance à l'innovation, entre le Paris qui n'est plus et le nouveau Paris, entre l'écriture de la plate réalité et le dépassement de cette plate réalité, entre un mouvement de détachement du poète et un élan d'adhésion qui frôle la compassion. Le deuxième vers illustre à lui seul cette démarche littéraire. La poésie devient ce lieu « où tout même l'horreur tourne aux enchantements ». Au vue de la forme, il s'agit bien d'un poème mais en ce qui concerne le fond, en marquant une rupture avec les traditions, le lecteur peut voir ici un rapprochement avec la prose (...)
Sommaire:
Introduction
I) La transposition d'une réalité
A. Le poète : un témoin qui interpelle
B. L'alliance de la description et de la narration : entre prosaïsme et poésie
C. Les petites vieilles : des êtres de fuite
II) L'évocation du mystère des êtres par le dépassement de la plate réalité
A. Hésitation entre réel et imaginaire : le mystère
B. Les signes d'une modernité
C. Un nouveau sujet poétique : la poétisation de la précarité
Conclusion