Résumé
Ce document présente les éléments, dans l'ordre, nécessaires à la rédaction d'un commentaire composé sur le poème de Baudelaire
Le Voyage, extrait du recueil
Les Fleurs du Mal, publié en 1857.
L'analyse se fait strophe par strophe afin d'être la plus exhaustive possible et permettre la rédaction d'un commentaire composé personnel.
Extrait :
Le poème s'ouvre à un constat à valeur de vérité générale (verbes au présent de l'indicatif, pronom personnel "on" universel, représentant "les hommes"). Le voyage aboutit à un savoir en deçà des espérances : il est vain, insatisfait, décevant, "amer", ce qui est paradoxal car on dit que les voyages enrichissent les connaissances. Le poète donne une explication : l'ailleurs sur terre ne noue renvoie qu'à nous-mêmes : la vision n'est pas exotique mais est une réflexion sur notre image (vocabulaire de la vue et insistance sur le pronom personnel "nous qui convie, rallie le lecteur).
Pour désillusionner ce dernier et démystifier l'attrait du voyage, il fait un résumé abrupt du monde : il est "petit" sur le plan de l'espace et monotone sur le plan du temps ; il juxtapose les adverbes de temps pour montrer que chacun est l'équivalent de l'autre et que cette continuité est sempiternelle ("aujourd'hui" à "toujours" avec enjambement). On note une assonance en i, voyelle aigue et signe de souffrance.
Les deux points introduisent une définition raccourcie de notre condition humaine : l'Enfer sur fond d'ennui, les malheurs au milieu d'une vie terne. La définition est entièrement négative car une oasis est le point d'eau salutaire dans un désert aride, un lieu agréable dans un milieu hostile mais ici oasis et horreur sont assimilés dans cet oxymore (...)
Sommaire:
Analyses
- Strophe 1
- Strophes 2 et 3
- Strophes 4 5 et 6
- Strophe 7
- Strophes 8 et 9