Résumé
Commentaire du conte de Charles Perrault
Le Petit Chaperon Rouge et des gravures illustratives de Gustave Doré, autour du sujet : Jean-paul Sermain soutient dans
Le Conte de fées du classicisme aux Lumières (2005) que la vraie leçon de
Le Petit Chaperon Rouge est strictement morale et réside dans la « complaisance masquée » de la fillette. Selon vous, est-ce le texte de Perrault ou l'illustration de Gustave Doré qui permet cette interprétation ?
Extrait:
Les Contes de Perrault est un recueil de contes (1694) composé des
Contes en vers, de
Grisélidis, et des
Histoires ou Contes du temps passé avec des moralités.
Dans sa préface, l'auteur nous annonce que ses pièces ne sont pas, comme les Anciens pourraient le croire, des « bagatelles », car elles renferment une « morale utile ». Plus loin, Perrault dit aussi que « Partout [dans les contes] la vertu y est récompensée et partout le vice y est puni. » Pourtant, en lisant
Le Petit Chaperon rouge, on peut se demander quelle est la morale à tirer dans le récit du massacre sanglant d'une « pauvre enfant » et de sa grand-mère.
Jean-Paul Sermain propose une explication à ce conte. Selon lui, l'apparente innocence de la fillette peut-être interprétée comme de la « complaisance masquée » (in
Le Conte de fées du Classicisme aux Lumières ; 2005). Cependant, on peut se demander quel est le support, textuel (C. Perrault) ou visuel (G. Doré) qui est le plus explicite quant aux ambiguïtés de l'histoire.
On peut donc comparer le texte et son interprétation graphique en étudiant tout d'abord les apparences de la fillette, et ensuite analyser les détails qui discréditent sa pureté.
Sommaire:
Introduction
I) La fillette est présentée comme candide
A. Une fillette innocente
B. Une victime parfaite
II) La « complaisance masquée »
A. Le jeu de la séduction
B. La métaphore de la vie
Conclusion