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Document présent dans la catégorie Littérature

Littérature

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Victor Hugo, "Vieille chanson du jeune temps"

Littérature | 5 pages | 04-03-2008 | Format : Document Microsoft Word | Note : Non noté

PRIX : 3.60€ |
Résumé

Commentaire composé du texte poétique de Victor Hugo : Vieille chanson du jeune temps. Il peut aussi être présenté comme lecture méthodique à l'oral. Le document est presque entièrement rédigé ; seule est laissée à l'initiative de celui qui le consulte l'introduction de certains exemples.

Extrait:

Dans cette Vieille Chanson du jeune temps, V. Hugo évoque une promenade dans les bois, en compagnie d'une jeune fille de vingt ans, Rose. Le poète qui n'a encore que seize ans ne saisit pas l'invitation à l'amour que lui adresse sa compagne. Et le poème s'achève sur le regret d'une occasion manquée (...)

Sommaire:

Introduction

I) L'évocation d'une « nature amoureuse » (c'est-à-dire qui invite à l'amour)

A. Une nature accueillante
B. Une nature complice de Rose
C. Une « nature amoureuse »

II) Un dialogue de sourds entre Rose et le poète

A. Les « paroles » du poète
B. Le silence de Rose
C. Un langage éloquent

III) L'éveil des sens du poète à partir de l'échec de cette première invitation à l'amour

A. Regret d'une occasion manquée ?
B. Changement d'attitude de Rose
C. L'éveil des sens chez le poète

Conclusion

Texte analysé:

Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son œil semblait dire : « Après ? »

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols

Moi, seize ans et l'air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient

Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,
Et mit, d'un air ingénu,
Son petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu.

Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelque fois.

Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds
« Soit ; n'y pensons plus ! » dit-elle.
Depuis, j'y pense toujours.


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