Résumé
Commentaire composé sur la fable "Les deux Coqs" de La Fontaine. Comment La Fontaine met-il en scène une pièce dramatique mais de manière distrayante ?
Extrait:
"Les deux coqs" est une oeuvre de La Fontaine. Il appartient au recueil des
Fables, rédigé dans les années 1668. Cette fable divertissante raconte grâce à la structure propre au récit, un combat entre deux coqs afin de conquérir le coeur d'une poule. Le destin s'y mêle ainsi que l'orgueil. La divinité aura également son rôle. Cette fable a une pensée didactique directe car elle raconte après ce combat, comment réagissent les hommes, imagés par des coqs dans ce texte. Nous étudierons comment La Fontaine réussit à raconter un drame mais de manière distrayante. Pour cela, nous verrons le côté dramatique de la fable puis la fable dite humoristique (...)
Sommaire:
Introduction
I) Côté dramatique de la fable
II) Fable dite humoristique
III) Visée apologue
Conclusion
Fable:
Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.
La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.